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  La radioactivité
   
 

* Actinide : Radiation ayant la propriété d'exercer une action chimique sur certaines substances.

* Les rayons alpha (noyau d'hélium) :

 
 

Le noyau de polonium 210 instable perd 2 neutrons et 2 protons en éjectant un noyau d'hélium et se transforme en plomb 206 stable. C'est une véritable cassure d'un noyau en deux nouveaux noyaux. Le noyau d'hélium 4, beaucoup plus petit est éjecté à grande vitesse.

7300 fois plus lourdes que les particules bêta, les particules alpha dans leur trajectoire arrachent dans des chocs des électrons à la surface périphérique d'atomes créant ainsi des ions. La particule alpha est fortement ionisante, elle génère 3000 à 6000 paires d'ions par millimètre parcouru dans l'air et s'arrête au bout de quelques centimètres. Dans un élément lourd comme le plomb la distance est moindre.

* Les Rayons bêta (électrons positifs ou négatifs)

 
 

Dans le noyau de plomb 210 instable, 1 neutron devient proton et se transforme en bismuth 210 stable en éjectant un électron.

Moins ionisant, elle génère 5 à 40 paires d'ions par millimètre dans l'air, la particule bêta peut parcourir quelques mètres dans l'air.

* Les rayons gamma et X sont des rayons ionisants. Les rayons gamma (photon) ne sont que des sous-produits de certaines désintégrations alpha ou bêta. Par exemple la désintégration du radium qui conduit au radon et qui dans 7% des cas dégage un rayonnement gamma :

 
 

Les photons gamma et X sans charge électrique, se propage plus loin. Ils agissent sur la matière par effet photoélectrique (ils arrachent un électron des couches internes et sont arrêtés net) ou par effet Compton (choc sur un électron peu lié). Les photons sont arrêtés selon le principe d'épaisseur moitié ou épaisseur dixième qui représente l'épaisseur pendant laquelle, la moitié ou un dixième des particules sont arrêtées. Par exemple, le Cobalt 60 a une distance 1/10° de 43 cm dans l'eau ou 4.1 cm dans le plomb.

* Les mesures de la radioactivté :

Becquerel : (Bq) : nombre de désintégration par seconde de la masse d'un élément radioactif. 100 Bq de potassium sont moins dangereux que 100Bq de plutonium. Le corps humain dégage 4500 Bq par le potassium et 3700 Bq par le carbone 14. Le Bq remplace depuis 1986 le Curie ( 1 Ci = 37 milliards de Bq).

Gray (Gy) : Unité de dose absorbée lors d'une irradiation équivalente à un joule par kilo de matières. Le Gray remplace depuis 1986 le rad. 1 Gy = 100 rad.

Sievert (Sv) : unité importante qui prend en compte la partie du corps exposé. Il mesure l'effet biologique d'une irradiation. Une dose donnée de alpha est beaucoup plus dangereuse qu'une dose de bêta, on multiplie par un facteur de 2 à 5.

Le Sievert remplace le rem. 1 Sv = 100 rem.

La réglementation internationale préconise que l'on ne subisse pas plus de 1/1000 de Sv par an (1000 microSv) . Directive N° 96/29/Euratom du 13 mars 1996 ( et 20 000 microSv/an pour les travailleurs du nucléaire).

* La période La période d'un corps radioactif est le temps au bout duquel la moitié des noyaux d'un échantillon de ce corps se sont désintégrés par émissions de rayons alpha, bêta ou gamma. Cette période caractérise chaque corps radioactif. Pour que le nombre de noyaux radioactifs de l'échantillon soit divisé par 1024, il faut donc attendre 10 périodes. La période du plutonium 239 est de 24 100 ans, celle de l'uranium 238 de 4.5 milliards d'années, le carbon 14 : 5 730 ans ou le tritium :12.35 ans.

 

Danger dans le futur : Le nucléaire ne contribue actuellement en France que très peu à notre irradiation externe. Il est par contre à craindre qu'une partie même infime de la radioactivité énorme contenue dans les déchets radioactifs ne se retrouve dans l'environnement et que par le biais de la chaîne alimentaire, elle remonte jusqu'à l'homme et contribue à augmenter fortement notre irradiation interne. La limite maximale définie concernant les effluents liquides et gazeux suppose la dilution dans l'environnement, or il n'y a pas dilution, mais regroupement par la chaîne alimentaire.

Radioactivité médicale: Selon L'UNSCEAR, l'irradiation médicale est responsable de 28 % de l'exposition aux rayonnements en France. Radiographie : Dent : 0.2 mSv ; thorax : 0.3 mSv ; Poumons : 1 mSv ; Bassin : 1.3mSv Rein : 10 mSv.

Annexe 1 : Les principaux éléments radioactifs :

 
 

Selon les produits concernés, le pouvoir d'irradiation est extrêmement contrasté. Si l'on peut manipuler à main nue des minerai d'uranium, quelques minutes passé sans protection à proximité d'un colis de déchets vitrifiés concentrant des produits de fission et actinides mineurs, issus du combustible, sont mortelles.

La radio toxicité décrit la nocivité du produit en cas d'irradiation interne (ingestion, inhalation) ou de contact (peau) sur le même mode que la toxicité chimique qui doit pour certain éléments être également prise en compte (plomb, arsenic etc.)

La réactivité évoque la plus ou moins grande stabilité des matières (réactions chimiques, caractère inflammable…). Elle détermine le risque de relâchement, dans des conditions données de conditionnement et d'entreposage ou de stockage d'une matière.

Il faut également prendre en compte l'utilisation de matières radioactives par des terroristes pour des bombes radioactives dites " sales ". La radio toxicité des déchets mesure une dangerosité intrinsèque mais ne rend pas compte des conditions potentielles d'exposition, et est donc faussement représentative des risques associés.

   
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